Le droit d’aimer mon enfant

Je vous en parlais hier, les questions de Bout’chou mardi m’ont fait l’effet d’un électrochoc. Il a non seulement ressenti mes questionnements et mes difficultés, mais il s’est aussi exprimé au sujet des relations familiales.

On s’entend difficilement dans ma famille. Une histoire de blessures d’enfance, de manque d’amour parental et de jalousie qu’on traîne depuis en tout cas 3 générations semble-t-il.

Hé ben accrochez-vous, à la question « As-tu besoin que je t’explique pourquoi c’est si difficile? », la réponse a été « je m’en fiche ». Moi qui m’attendais à un jour devoir lui expliquer le pourquoi de certaines blessures, lui n’a visiblement pas envie de savoir!

Sur le coup, ça m’a étonné, mais en y réfléchissant, je le comprends. C’est mon histoire, ça fait partie de ma construction identitaire, ça ne fait a priori pas partie de la sienne.

Alors j’ai réfléchis à la signification de l’amour maternel et à comment je pouvais nourrir ce lien avec mon enfant. Et je réalise qu’au fond de moi je suis probablement (pour ne pas dire effectivement?) attaché à ce petit bout, mais que je refuse de l’admettre. Ayant toujours dit que mon épanouissement professionnel était plus important que le fait d’avoir des enfants, je me suis probablement enfermée dans cette image au point d’avoir du mal à admettre autre chose aujourd’hui. D’autant qu’à l’annonce de ma grossesse, la réaction dans ma famille fut teintée de jalousie : « je croyais que tu ne n’aimais pas les enfants? » Et c’était vrai, je n’aimais pas les enfants… Probablement parce que c’étaient ceux des autres. Cette fois c’est différent, c’est le mien. Et surtout, c’est l’enfant de l’homme que j’aime.

En plus de toute cette réflexion, nous avons aussi pris un peu plus de temps avec le Grizzli pour en discuter et partager nos peurs. Cela m’a aidé à mettre des mots, et à chercher des solutions pour trouver plus d’harmonie. Alors étant donné que j’ai besoin de faire des choses avec mon enfant afin de ne pas me contenter de faire le ménage, on a listé quelques activités possible, la première étant de me trouver un piano afin de recommencer à jouer… pourquoi pas pour calmer ou endormir Bout’chou?

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